II.
Humaines, mais il y a (encore) un problème qui subsiste.
Car être humain supposerait avant tout de correspondre au "moule" de l'humanité. Les Verrues Plantaires ont un problème avec les moules (N'y penser pas, je parle du moule à tarte. Pas d'autre chose).
Penchons-nous sur l'étymologie : les Verrues Plantaires sont appelées ainsi pour que nous ne les confondions pas avec les sept merveilles du mondes, qui sont sept elles aussi, mais qui sont dénuées de beauté, de classe, de gigor et de vécu, mais qui — surtout — ne sont pas vivantes*.
Après s'être attaqué à ce problème majeur, qui, je l'avoue, me semblait insurmontable, j'ai eu une révélation lorsque j'ai aperçu mon grand-père, cultivateur retraité de l'Aisne, renier son troisième verre de rouge et piquer une sieste en plein milieu du repas de famille, sans que personne ne s'en préoccupe. Comme si cela était normal.
Mes yeux se sont remplis de larmes, je me suis dis : "Mais comment peut-on le laisser seul, à la merci de sa biture. Il va se réveiller, et, le pauvre, il n'aura pas profité. Lorsqu'il ouvrira les yeux, il contemplera son verre entamé. Regardera les places vides, à droite, à gauche. Se rendra à l'évidence : on l'a abandonné."
Je n'ai pas encore analysé le problème sous tous ses points, en tout cas, il est sûr que si Pépé avait été une Verrue (de même pour ses acolytes), il se serait amusé.
La Verrue ne fait pas de coup de Trafalgar à une autre Verrue. Elle est conforme à son concept quand elle est présente, fidèle, avec tout ce que cela implique. Pour exister, elle doit témoigner de sollicitude, parce qu'elle n'est rien sans celle des autres — Verrues.
Les Verrues Plantaires suivent un code de conduite — vous le savez maintenant — dûment réfléchi et calculé, lequel code à pour fondement principal le non-respect de ce code.
Et je reviendrais bientôt sur ce paradoxe.
* Merci Desproges. RIP.